Neuer Appell zur ZAD

siehe auch:

http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article902

ZAD de NDDL : appel pour une vraie sortie de crise !

Avant la reprise du dialogue avec la préfète de Loire-Atlantique, des organisations nationales, associations, collectifs et personnalités, appellent fermement le gouvernement à permettre une sortie de crise à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, pour éviter un nouveau Sivens.

La tentative d’expulsion des habitant-es de la ZAD engagée la semaine dernière par le gouvernement s’est soldée par un échec cuisant et prévisible. La méthode forte employée, brutale et guerrière a blessé de nombreuses personnes, semé la révolte et relancé un conflit stérile. Nous répétons que la poursuite des expulsions serait dramatique et ferait risquer un nouveau Sivens.

L’afflux de soutien en un temps record sur ce territoire est le révélateur du profond attachement inter-générationnel à ce lieu devenu un symbole d’expérimentation et d’espoir, bien loin des caricatures grossières et hâtives que veulent en donner certains politiques et ministres.
Le gouvernement continue néanmoins de mettre le couteau sous la gorge aux habitants encore non expulsés, menace des espaces d’activités non encore détruits, en enjoignant les habitants à accepter avant le 23 avril 2018 un modèle de régularisation purement individuel, qui opérerait un tri inacceptable entre eux. Alors que sur la Zad, solidarité et dimension collective sont expérimentées chaque jour et sont un des piliers de projets de vie.
Une écoute honnête et réelle quant à cette dimension collective du projet porté pour l’avenir de la Zad est essentielle. Une place doit être laissée à ce titre à des activités qui ont un caractère agricole, mais aussi artisanales, culturelles, sociales, ainsi qu’à l’ensemble des habitats. C’est ce maillage d’activités qui fait la richesse de ce lieu, un espace rural vivant, un lieu expérimental à cultiver, une singularité à préserver.
Alors que le mouvement d’occupation a accepté un nouveau rendez-vous avec la Préfète le 18 avril, nous ne pouvons croire que le gouvernement s’enferme définitivement dans une logique martiale, en méprisant au passage le soutien large dont bénéficie l’expérience de la Zad, comme le week-end du 14-15 avril l’a largement montré, sans laisser une place réelle au dialogue.
Nous réaffirmons donc notre soutien au territoire de la ZAD et demandons au gouvernement d’agir pour une véritable sortie de crise par le haut :
    – En sortant de l’ultimatum du 23 avril pour permettre un dialogue de long terme en posant un calendrier aux échéances raisonnables et soutenables
    – En retirant le dispositif militaire pour permettre des discussions apaisées
    – En laissant la porte ouverte aux projets de prise en charge collective des terres de la ZAD par celles et ceux qui l’habitent.
Il s’agit aujourd’hui d’admettre, au niveau gouvernemental, que d’autres modèles de schémas sociétaux sont désirable et possibles, que des projets d’agriculture innovants sont à expérimenter et que la répression aveugle ne peut avoir de place dans une société équilibrée,  démocratique et affichant sa volonté d’aller de l’avant.
 Übersetzung Stuttgart21 ueberall

ZAD von NDDL : Aufruf zu einer wirklichen Lösung für die Krise !

Vor der Wiederaufnahme des Dialogs mit der Präfektin von Loir-Atlantique, rufen die nationalen Organisationen, Vereine, Initiativen und Persönlichkeiten die Regierung nachdrücklich auf, eine Lösung für die Krise auf der ZAD von Notre-Dame des Landes zu ermöglichen, um eine neue Situation wie in Sivens zu vermeiden.

Der Versuch der Regierung in der letzten Woche, die BewohnerInnen der ZAD zu vertreiben, war ein vorhersehbarer Misserfolg auf der ganzen Linie. Die Methode der Härte mit brutalen und kriegerischen Methoden hat zahlreiche Menschen verletzt, den Geist der Revolte gesät und einen ruhenden Konflikt wieder aufleben lassen. Wir wiederholen, dass eine Fortsetzung der Vertreibung dramatisch werden und die Gefahr eines neuen Sivens in sich tragen könnte.

Der Zustrom in Rekordzeit von Unterstützern auf dieses Gelände zeigt deutlich die tiefe generationen-übergreifende Verbundenheit mit diesem Ort, der ein Symbol des Experimentieren und der Hoffnung geworden ist, ganz im Gegensatz zu den plumpen und übereilten Karikaturen, die gewisse Politiker und Minister von ihnen zeichnen wollen.

Die Regierung setzt den noch nicht vertriebenen Bewohnern das Messer an die Kehle, bedroht noch nicht zerstörte Handlungsräume und mahnt die Bewohner bis zum 23. April 2018 ein ganz individuelles Modell der Meldung zu akzeptieren, das unter ihnen eine unannehmbare Auslese erzeugen würde, während doch Solidarität und die kollektive Dimension Tag für Tag auf der ZAD erprobt werden und einer der Pfeiler der Lebensprojekte sind.

Ein wirklich offenes und ehrliches Ohr für diese kollektive Dimension des Projektes für die Zukunft der ZAD ist jetzt wesentlich. Dabei muss Platz für Aktivitäten von landwirtschaftlichem Charakter, aber auch mit handwerklichen, kulturellen, sozialen Seiten, und zwar für die Gesamtheit der Wohnräume, gelassen werden. Dieses Maschennetz von Aktivitäten macht den Reichtum dieses Ortes aus, schafft einen lebendigen ländlichen Raum, einen Ort des Experimentierens, die gepflegt, eine Besonderheit die erhalten werden soll. 

Nachdem die Besetzungsbewegung einem neuen Treffen mit der Präfektin für den 18. April zugestimmt hat, können wir nicht glauben, dass die Regierung sich definitiv in einer martialischen Logik verschließt und die breite Unterstützung für das Experiment der ZAD ignoriert, wie sie das am Wochenende vom 14.-15. April zu Genüge bewiesen hat, ohne dem Dialog einen realen Platz einzuräumen.

Wir versichern daher erneut unsere Unterstützung für das Gelände der ZAD und fordern die Regierung auf, so zu handeln, dass eine wirkliche Lösung der Krise von oben möglich wird:

  • Das Ultimatum vom April aufzugeben, um einen langfristigen Dialog zu ermöglichen und einen Kalender mit vernünftigen und möglichen Fristen zu setzen
  • Die militärischen Vorrichtungen zurückzuziehen, um wieder Diskussionen in beruhigter Atmosphäre führen zu können
  • Für Projekte mit kollektiver Verantwortung für die Ländereien der ZAD in der Hand derjenigen, die sie bewohnen .

 Heute geht um das Zugeständnis auf Regierungsebene, dass andere Modelle gesellschaftlicher Ordnung wünschenswert und möglich sind, dass innovative Landwirtschaftsprojekte experimentiert werden, und dass blinde Unterdrückung in einer ausgewogenen demokratischen Gesellschaft, die den Wunsch vorwärts zu gehen verbreitet, keinen Platz hat.